Rassembl’Art – Démarche artistique

Le projet Rassembl’Art s’amène dans le quartier universitaire! Né d’une alliance institutionnelle, citoyenne et artistique. Même sans tous les détails, il était souhaité de profiter de la rentrée pour mettre de l’avant le vivre-ensemble avec ce projet-pilote évolutif qui se tiendra jusqu’en décembre 2021. La communauté citoyenne et étudiante est conviée à participer sous plusieurs formes.

En 2017, il y a eu la campagne ‘’Ouvrons la porte au bon voisinage’’. L’artiste Ultra Nan et d’autres personnes (UBIQUE film et Frank Poule) ont participé.

 » Tout est une question de tolérance, respect et considération  » . Visionner l’animation

En 2021, on invite la communauté étudiante et citoyenne à participer !

Rassembl’Art, c’est la médiation participative par les arts avec une démarche artistique à volets multiples dont une création évolutive, qui sera présentée en finale à la mi-décembre.

Avec deux objectifs :

Se donner le pouvoir d’un bon voisinage en faisant appel au sens créatif de la communauté

Diminuer les tensions et concilier la cohabitation en créant des moments de rencontre

Pour un ‘’esprit de bon voisinage’’

Entre ciel et terre, ayons à cœur de vivre-ensemble !

Image temporaire

Ciel – station autoportrait – Voisin divin

Cœur – les aimants NAN

Terre –  bac pour semer le bon voisinage

Nom du projet de médiation participative : Rassembl’Art

Nom de la démarche artistique dans le quartier universitaire de 2021 : Pour un ‘’esprit de bon voisinage’’Entre ciel et terre, ayons à cœur le vivre-ensemble !

Nom de l’œuvre éphémère : Un quartier à cultiver pour semer le bon voisinage

Un citoyen soulignait que « pour créer une culture de quartier, il est essentiel de pouvoir communiquer et partager ses limites avec son voisin de manière saine et respectueuse ».

Il y aura plusieurs moyens déployés pour faire rayonner Rassembl’Art.

Les grandes lignes

Nous tenions à faire une compensation de CO2 pour une partie des activités de Rassembl’Art, il est possible de voir les arbres plantés sur le certificat (lien)

Les associations seront invités à décorer des affiches et bannières avec papier ensemencé au nom de rassemblart.ca avec des encres naturelles (ex. de café, curry, vin, etc.) ainsi les affiches pourront être remises au jardin collectif de l’UdeS ou planter dans son propre jardin !

Nous voulons que les gens complètent le sondage pour une cueillette de mots pour nourrir la création de l’œuvre éphémère.

Des info-signets seront distribués pour informer les gens du bon voisinage et des ressources au besoin pour assurer la quiétude du quartier.

La présence de la station d’autoportrait aux événements fera connaître de façon ludique rassemblart.ca et rappellera le Bon voisinage.

Les aimants seront un symbole pour que nous ayons à cœur le vivre-ensemble.

Ce vivre-ensemble sera illustré en partie par une œuvre éphémère évolutive et finalisée en décembre prochain.

L’idée du bon voisinage et le concept de vivre-ensemble

Nous souhaitons que le bon voisinage et le vivre-ensemble soient le reflet des citoyen.nes du quartier universitaire.

Puisque cela peut ne pas vouloir dire la même chose pour chacun.e de nous, nous avons penser mettre à profit la parole de la communauté.

Il y aura un sondage en circulation pour faire une cueillette de mots, entre autres. Celle-ci servira à la création d’une œuvre éphémère.

La démarche artistique

Aperçu du processus et des décisions créatives

Avec le concept de « Jeprut »

Rassembl’Art aura son volet d’art performance pour expérimenter un processus et une forme en dehors des formalités habituelles. Puisque le « Jeprut »  – plus courant dans les milieux culturels de Bandung (Java, Indonésie) est très fécond dans son approche. Un bon exemple est le projet Art and Football for peace 2000. Avec le caractère distinct propre à ce type de démarche, on souhaite un déroulement « dans l’harmonie, avec un désir mutuel et une tentative de créer une communauté autonome basée sur la confiance mutuelle, la tolérance et la solidarité. » 2

En résumé, le bac servira à produire une œuvre éphémère inspirée de la série « Trophoux » fait d’assemblage d’objets trouvée et de la cueillette de mots.

Un beau terreau pour nourrir une vie de quartier, un bon voisinage et un vivre-ensemble agréable.

Art action inspirée d’Indonésie

 «  le terme « jeprut » vient du langage soudanais (à l’ouest de Java) et qu’il veut dire « quelque chose qui a été soudainement coupé, séparé ». Pour l’artiste contemporain cela revient à rechercher une alternative à un comportement aveugle vis-à-vis la culture de la violence. » 2

 « L’un des artistes connus pour son expérimentation avec le jeprut s’appelle Tisna SANJAYA,

‘’ À Bandung, le jeprut a son propre contexte qui donne à la performance un caractère distinct. Tisna Sanjaya réalise des performances publiques depuis au moins les quinze dernières années. Art and Footballfor peace 2000 est l’une de ses plus récentes performances

Le jeprut est connu comme étant à la fois un processus artistique et une façon de vivre (…)

Art and Footballfor peace 2000 est l’une de ses plus récentes performances (photo 31). Plusieurs personnes de toute provenance sont invitées à former leur propre équipe et à venir jouer au football. (…)

Des voisins, des officiers de police, des gardes de sécurité, des chauffeurs de becak, des courtiers, des femmes au foyer, des artistes, etc. se regroupent ensemble pour ce tournoi qui dure plusieurs jours.

L’événement traite de la paix et du travail collectif par l’utilisation d’un sport d’équipe (un sport que les Indonésiens adorent). Les prix remis aux gagnants ont tous des connotations culturelles de paix et de mieux être. Cet événement se veut une activité qui se déroule dans l’harmonie, par désir mutuel et qui représente une tentative de créer une communauté autonome basée sur la confiance mutuelle, la tolérance et la solidarité.

C’est une journée et une expérience ouvertes à tout le monde, ce qui est parfois difficile dans une Indonésie qui baigne dans une culture « nous versus eux » de rhétorique et de violence.

Wijono, I. (2002). Art action en Indonésie. Inter, (83), 2–23. Lire au complet

« Selon Richard Martel, l’art performance constitue peut-être la forme artistique la plus ancienne de l’humanité. Une chose semble néanmoins claire : le corps, le temps et l’espace constituent généralement les matériaux de base d’une «performance».

 « la performance est par essence un art éphémère qui laisse peu d’objet derrière lui ».

Ainsi, nous verrons que « la « performance concrète », est essentiellement une action artistique comportementale entreprise par un (ou des) artiste(s), face à un public » et que « la « manœuvre » active une tentative d’infiltration comportementale de l’environnement par l’artiste et des objets prolongateurs ».

Puisque « d’autres traditions artistiques proposent d’autres concepts de performance. Par exemple, dans la tradition de l’art contemporain Javanais, on propose dès les années 1990 le concept de « Jeprut », une action comportementale spontanée, sans durée pré-déterminée et pouvant se dérouler sur une échelle temporelle inhabituelle. »

http://zawiki.free.fr/wk/index.php?title=Art_performance


Dans le cadre du quartier universitaire, Rassembl’Art souhaite plutôt créer une coupure en illustrant une prise de conscience et des actions positives pour semer le bon voisinage.

Nous irons du côté d’une œuvre visible avec une vision empruntée  au jeprut.

Pour un ‘’esprit de bon voisinage’’ – Entre ciel et terre, ayons à coeur le vivre-ensemble !

À la découverte de trois artistes sources d’inspiration du trio ciel, cœur et terre

  1. Ultra Nan (vision et objet)
  2. Jeprut de Tisna Sanjaya (projet) 
  3. Roch Plante (les Trophoux)

Ciel et cœur : inspirés et conçus par Ultra Nan

Ciel et cœur: Ultra Nan

Pour le ciel, une station d’autoportrait du type voisin divin, – œuvre conçue par Ultra Nan qui sera mobile et disponible aux gens voulant se prendre en photo. Ludique et efficace !

Pour le cœur, les aimants Ultra Nan seront à se procurer (détails à venir)

Récemment l’objet d’un récit numérique à Radio-Canada, sa vision cadre très bien avec Rassembl’Art.

‘’ Pour voir quand il fait noir, il faut ouvrir la lumière, souligne Ultra Nan. C’est un peu ça, le personnage que je dessine. Indirectement, il met la lumière sur des thèmes. Après, c’est aux gens de faire leur cheminement. Si ça peut éveiller deux, trois, quatre ou cinq personnes à l’importance de l’environnement ou juste leur faire faire un léger parcours, ce sera ça.’’

Propos recueillis par Geneviève Proulx et voir les photos d’André Vuillemin sur Empreintes de Radio-Canada

Terre (bac et œuvre éphémère) : inspirés par Roch Plante

Pour un esprit de bon voisinage – un quartier à cultiver pour semer le bon voisinage

Mi-septembre à la mi-décembre

Sous forme de bac à jardin sur pattes pour illustrer ‘’Quel quartier à cultiver ?’’ avec une invitation à semer le bon voisinage.

Séparé en deux,
d’un côté Fier de ses couleurs (avec plantes d’automne colorées)
et de l’autre côté Honteux de ces déchets (avec ce qu’on trouve sur la rue et terrain ex. aux lendemains de veille)  

Installation visible déposé à un endroit passant (à confirmer) et évolutive parce que cela sera nourrit par la communauté étudiante et citoyenne.

Œuvre éphémère inspirée par la communauté

Le bac servira à produire une œuvre éphémère inspirée de Roch Plante, pseudonyme utilisé par Réjean Ducharme dans le cadre de sa série «Trophoux», oeuvres d’art faites de l’assemblage d’objets trouvés.

Au terme de l’automne, la cueillette de mots sera le résultat des sondages remplis qui donneront la chance de gagner de nombreux prix (EcoMotion, Pratico Plastique, etc.). Les sondages serviront à produire une œuvre éphémère en plus de se servir des éléments du bac à jardin.

À la mi-décembre

Une œuvre sera créée inspirée de Roch Plante – Trophoux

PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE
Article de Mario Girard – La mort de force

Extrait Trop brève note sur les TROPHOUX de Roch Plante. Gagnon, F.-M. (2011).

Dans Trophoux, il y a « trop fou », mais il y aussi « trophée ».

On soupçonne donc que, si assemblage il y a, c’est au second degré. Assemblage conscient du fait que le terrain est occupé depuis longtemps et que, pour le justifier, il faut bien lui trouver une raison spécifique. Dans le cas de Roch Plante : « Tout se passe pour nous comme pour des peintres qui n’auraient à leur disposition pour y tremper leurs pinceaux qu’un même immense pot où depuis la nuit des temps tous auraient eu à délayer leurs couleurs…

Dans l’assemblage, il y a une intention esthétique – composition, alignement, disposition radiée, symétrie –, d’abus mutuels.

Une piste qui nous mène aux origines de l’art, à des manifestations qui tenteraient de montrer que la première forme d’art n’a pas été un tracé autour d’une ombre sur le mur comme les Anciens l’avaient imaginé.

Si en effet ils reprennent à la lettre le geste créateur premier : disposer et redisposer des objets, que tendent-ils à dire ? Roch Plante serait-il un fameux « jardinier », produisant à lui seul autant d’assemblages que toute une tribu, se faisant compétition à lui-même d’un trophoux à l’autre et prenant les choses par le commencement de l’art ? Ou Roch Plante serait-il en train de nous dire qu’il en voit la fin ?

Gagnon, F.-M. (2011). Trop brève note sur les TROPHOUX de Roch Plante.
Québec français, (163), 32–35. Lire au complet

Mieux connu pour ses romans, qu’il signe de son véritable nom (Réjean Ducharme), l’artiste Roch Plante expose régulièrement les sculptures et collages qu’il crée depuis plus de 20 ans. Lanctôt éditeur lance maintenant un livre rassemblant plus de 60 photographies des œuvres de l’artiste qui préfère demeurer dans l’anonymat. Fidèle à ses jeux de mots habituels, Roch Plante a baptisé ce livre soigné Trophoux (de trophée et fou, évidemment). Le concept rappelle la démarche élaborée par Réjean Ducharme autour des « ready-made » (ces œuvres d’art sans artiste pour les faire!), en ce sens que les pièces sont construites à partir d’objets déjà existants, mais assemblés et signés, car trouvés par l’artiste qui leur donne un autre sens, une autre vie. Réjouissant. Lanctôt éditeur, 2004, 167 p. https://voir.ca/livres/2004/12/23/roch-plante-trophoux/

Car Roch Plante est un artiste familier des poubelles, chercheur de mots et chercheur de trésors ébloui par la multiplicité du réel, capable de trouver dans les «objets domestiques enracinés dans la friche» une corne d’abondance aussi fabuleuse que celle qui hante les demeures les plus mirifiques.

Présentation de Lise Gauvin

«La tentation est grande, devant les trophoux de Roch Plante, d’aller chercher dans les romans de Réjean Ducharme un mode d’emploi ou à tout le moins les fondements d’une esthétique (…). «Il faut être voyant» disait le poète. La voyance est un art qui s’acquiert, qui se mérite par des rites plus ou moins fixés à l’avance et qu’il faut savoir respecter. Comme celui de la destruction d’une certaine forme de beauté, prélude nécessaire à une nouvelle façon d’appréhender le monde : un monde en morceaux qu’il appartient à chacun de reconstituer à sa manière afin de mieux le redonner comme objet de regard.» Extrait de la présentation de Lise Gauvin. Les trophoux réunis dans cet ouvrage appartiennent à la collection Forget-Georgesco.

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