Contexte

Qui dit rentrée dit party ! Ces dernières années, les party étudiants sont plus fréquents et s’étirent en soirée avec certains comportements dégradants, même délinquants. La joie de vivre du quartier et le vivre-ensemble rencontrent des défis. Est-ce à cause du manque de signalisation, de connaissances des règlements municipaux ou est-ce ‘’juste’’ un manque de civisme qui sont les raisons d’un laisser-aller ?

Bien que le voisinage comprenne cette envie de festoyer, le quartier universitaire a ses responsabilités à prendre. Que ce soit tes collègues ou des inconnus, le bruit excessif nuit à la quiétude que cela fasse 1 mois ou 10 ans que tu vis là.

Un citoyen soulignait que « pour créer une culture de quartier, il est essentiel de pouvoir communiquer et partager ses limites avec son voisin de manière saines et respectueuse ».

Imaginez la densité du quartier est d’environ 1500 d’habitants par km2 alors que c’est 466 habitants par km2 pour la ville de Sherbrooke. Certains secteurs ont près de 79% de logements loués (la moyenne au Québec est à 38%) 1.

C’est beaucoup de mouvement avec de bonnes raisons de mettre sur pied le projet-pilote de vivre-ensemble Rassembl‘Art. Soutenu par la Ville et le service de police de Sherbrooke, l’Université de Sherbrooke avec la présence de la FEUS et d’un comité citoyen, ce projet-pilote compte aussi des collaborations de proximité pour un heureux déploiement.

En essai jusqu’en décembre 2021 ayant pour objectif de diminuer les tensions pour concilier la cohabitation et donner le pouvoir d’un bon voisinage en faisant appel au sens créatif de la communauté.

Selon Paul Gingues, conseiller du district de l’Université, « c’est une excellente façon de déléguer les tâches plus autoritaires à la police et que Rassembl’Art se concentre sur l’aspect d’inclusivité et d’harmonisation entre la communauté étudiante et citoyenne. »

Une citoyenne souligne ne pas vouloir empêcher les party mais qu’il y ait une « sensibilisation au respect de la quiétude et qu’une éducation citoyenne se fasse par la médiation participative. » Elle espère que « les arts apporteront une impression de liberté pour éviter que les jeunes se sentent oppressés. »

Souvent la répression vient de ceux qui abusent. Plutôt, essayons de trouver des moyens créatifs de prendre conscience des conséquences de nos actes !

La réputation de la communauté à coeur

En vue d’une tranquillité, les témoignages rappellent que cela passe par le respect du 23h00. On oublie parfois que les règlements municipaux encadrent les activités bruyantes permises et les plaintes à la police concernent souvent les mêmes rues problématiques.

Entre les cris, ceux qui défèquent et ceux qui s’étendent nus sur le terrain du voisin, la question se pose : t’as l’air de quoi quand tu recroises tes ami.es, tes collègues et peut-être même un de tes profs ?! Tes lendemains de veille ont des conséquences et peuvent affecter ta cote de dignité.

À ton prochain party ou 4@8, pense à ton voisinage !

Du soutien par les pairs? Utilise la mémoire collective pour t’aider à te contenir dans tes prochaines descentes du coude (pas celle de la lutte mais d’alcool).

Aussi, soyons Rassembl’Art pour encourager le respect, le vivre-ensemble et le bon voisinage pour contrer les débordements de bruit excessif (et autres dérapages).

Rassemblart.ca

  1. Données du tableau de bord de l’Observatoire estrien du développement des communautés – OEDC